Un garage en bois de 4 × 10 m, soit près de 40 m² au sol : de quoi ranger une voiture, un atelier et tout le matériel du jardin. Celui-ci est en madriers massifs de 45 mm, avec une toiture deux pans à 45 %. Voici le plan coté, puis tout le montage en photos, de la livraison du kit jusqu’au lambris de toiture.
Le plan du garage 4 × 10 m
Le garage mesure 10,20 m sur 4,20 m hors tout. À l’intérieur, il reste 38,65 m². Les murs font 2,86 m de haut et le faîtage arrive à environ 4 m. Les grands murs sont découpés en trois travées : un mur de 10 m ne se fait pas avec des madriers d’une seule pièce.
| Dimensions hors tout | 10,20 × 4,20 m |
| Surface intérieure | 38,65 m² |
| Murs | madriers 45 mm, double rainure et languette, angles croisés |
| Hauteur des murs | 2,86 m |
| Hauteur au faîtage | environ 4 m |
| Toiture | 2 pans, pente 45 %, pannes + lambris 19 mm, prête à recevoir les tuiles |
| Débords de toit | environ 36 cm en façade, 11 cm à l’arrière, 20 cm sur les côtés |
| Ouvertures | porte double 2,50 × 2,02 m, porte de service, 4 fenêtres |
| Dalle | béton armé 15 cm (350 kg/m³ conseillé) |
| Option | traitement autoclave classe 4 |
Avant de commander, le projet a été dessiné en 3D. C’est utile pour placer les fenêtres et la porte de service, et pour le dossier de permis de construire.
Le montage en vidéo
1. La livraison et le tri des pièces
Le kit arrive en paquets numérotés. Chaque madrier est déjà taillé : longueur, encoches d’angle, réservations des portes et fenêtres. Le premier travail consiste à tout trier sur la dalle, mur par mur, en suivant le plan de montage. Les portes et les fenêtres arrivent montées dans leur cadre.
2. La dalle et le premier rang
Tout repose sur la dalle béton. Elle doit être plane et d’équerre : un défaut de quelques millimètres au premier rang se retrouve en haut des murs. Ici, la dalle déborde légèrement des murs et un lit de gravier fait le tour pour éloigner l’eau.
Le premier rang est posé sur tout le périmètre. On contrôle le niveau et les diagonales (elles doivent être égales) avant de monter plus haut.
3. Les murs qui montent
Les madriers s’empilent rang par rang. Dans les angles, ils se croisent et s’emboîtent : c’est ce verrouillage qui donne la solidité du garage, sans ossature. Les ouvertures sont réservées dès le début, et la porte de service est posée pendant le montage pour que les madriers viennent s’y caler.
4. Les jonctions des murs de 10 m
Sur un mur de 10 m, les madriers sont raboutés. Chaque jonction est renforcée par un petit croisement de madriers, visible de l’extérieur comme un faux angle. Sur ce chantier, les raccords ont été garnis de mousse avant d’empiler le rang suivant. Ces jonctions découpent le garage en trois travées et servent aussi d’appui aux fermes de la toiture.
5. Le linteau et les fermes en madriers
Au-dessus de la porte double, le linteau est fait de madriers continus. Pour la toiture, il n’y a pas de fermes industrielles : les deux pignons et deux fermes intermédiaires sont eux aussi en madriers empilés en triangle, posés au droit des jonctions.
6. Les pannes de toiture
Les pannes courent sur toute la longueur et reposent sur les pignons et les fermes. Elles dépassent des pignons pour former l’avancée de toit. Le travail se fait en hauteur : échafaudage ou échelles bien calées, et jamais seul.
7. Le lambris de toiture
Le toit est fermé avec un lambris de 19 mm à rainure et languette, cloué sur les pannes. Vu de l’intérieur, cela donne un plafond en bois apparent. À ce stade, le garage est hors d’eau provisoirement : il reste à poser l’écran de sous-toiture, les liteaux et les tuiles (non fournies dans ce kit).
8. Le résultat
Le garage est monté. Restent les finitions : couverture, gouttières, porte double, traitement du bois si les madriers ne sont pas autoclavés.
Nos conseils avant de vous lancer
- La dalle : elle fait la qualité du montage. Prévoyez du béton armé d’environ 15 cm, bien plane, et une évacuation de l’eau tout autour (gravier, drain si le terrain est humide).
- Le tassement : un mur en madriers se tasse un peu les premiers mois. Ne bloquez jamais les cadres de portes et de fenêtres contre les madriers du dessus.
- Le traitement : sans autoclave, une lasure ou une peinture microporeuse protège le bois des UV et de l’humidité. À renouveler régulièrement.
- La couverture : à 45 %, les tuiles tiennent bien et l’eau s’évacue vite. Prévoyez un écran de sous-toiture sous les liteaux.
- Les bras : prévoyez au moins deux ou trois personnes. Les madriers de 45 mm sur plusieurs mètres sont lourds et les pannes se posent en hauteur.
Les démarches : permis de construire
Avec près de 43 m² d’emprise au sol, ce garage demande un permis de construire. En règle générale, une déclaration préalable suffit entre 5 et 20 m², et le permis devient obligatoire au-delà (seuil porté à 40 m² pour une extension accolée à la maison en zone urbaine d’un PLU). Un garage fermé entre aussi dans le calcul de la taxe d’aménagement. Le plus sûr : passer à la mairie avec le plan avant de commander.
Pour un autre chantier de garage, voyez aussi le montage d’un garage en madriers en photos, ou notre plan de préau en bois mono-pente.
Questions fréquentes
Quelle épaisseur de madriers pour un garage en bois ?
Pour un garage, 45 mm est un bon minimum : les murs sont autoportants et rigides. Au-delà de 10 m de long, les murs sont découpés en travées par des jonctions croisées.
Faut-il un permis de construire pour un garage bois de 40 m² ?
Oui. Au-delà de 20 m² d’emprise au sol, il faut un permis de construire (40 m² seulement pour une extension accolée en zone urbaine d’un PLU). Renseignez-vous en mairie.
Combien de temps pour monter un garage en madriers 4 × 10 m ?
Sur ce chantier, les murs ont été montés en 4 jours et la charpente avec le lambris de toit en 4 jours de plus, sur une dalle déjà coulée.
Quelle dalle pour un garage en bois ?
Une dalle béton armé d’environ 15 cm, dosée à 350 kg/m³, plane et d’équerre, avec une évacuation de l’eau en pied de mur.